Description des stalles
En général, les stalles forment un U, le côté médian étant face à l’autel et comportent une ouverture. Celle-ci permet un passage et donne aux fidèles la possibilité de voir la célébration. Cette ouverture est libre d’accès ou avec une grille et peut comporter, à droite et à gauche, un certain nombre de stalles assurant un retour (Voir le plan).
Dans tous les cas, elles se développent le long du chœur ou de l’avant-chœur et peuvent empiéter sur des travées de la nef centrale.
Nos stalles constituent un véritable trésor et une curiosité car elles ont été déplacé dans une tribune spécialement conçue.
La richesse de leurs décors, le symbolisme et l’ésotérisme des motifs des miséricordes, sont remarquables.
Nos stalles actuelles se composent de trente stalles hautes et de vingt-trois stalles basses, soit cinquante-trois sièges. On trouve des passage qui permettent d’accéder aux stalles hautes (voir le plan ci dessous).
Elles se répartissent sur trois côtés : deux côtés en vis-à-vis comportant douze stalles hautes et dix stalles basses ; un côté transversal (sous le vitrail) comportant six stalles hautes, trois stalles basses.
Les termes employés pour décrire les éléments des stalles sont présentés dans les 2 figures ci-dessous :
Pour plus d’informations sur les stalles vous pouvez :
- Acheter le livre des stalles (Voir la page Accueil / Section Livres).

- Télécharger la présentation des stalles (toutes les miséricordes, tous les appuie-mains et toutes les jouées)
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Historique des stalles
1455 Commande des stalles
Le chapitre de Vence commande ces stalles à un Maître fustier (Menuisier) de Grasse, Jacotin BELLOT. Nous possédons l'acte de commande et le prix des 46 stalles pour un montant annuel de 50 florins, 120 kg de froment et 326 litres de bon vin. Le chapitre doit fournir le bois de noyer et de poirier.
1459 Première installation des stalles
Après 4 ans de travaux, les stalles sont placées dans la nef juste devant l'autel. Elles devaient avoir une disposition classique, dans l’avant-chœur et plus sûrement au milieu des premières travées de la nef, orientées vers le chœur, avec leur passage arrière entre les deux jouées (celles qui encadrent l’actuel faux siège épiscopal), l’accès pour le chapitre se faisant par l’hémicycle ou par un espace devant le premier rang de piliers (Voir le plan ci-dessous).
1495 Ajout de stalles
L’accroissement du clergé oblige de rajouter 6 stalles (2 hautes et 1 basse par rang).
1499 Transfert des stalles
L’encombrement dans la nef par les stalles et le lutrin nécessite le transfert dans la tribune après ajustement. Pour réunir les deux rangs du haut, le siège en face, sous le vitrail est créé pour le prévôt.
Quoi qu’il en soit, les stalles devaient avoir une valeur considérable pour avoir conduit l’architecte chargé de la construction de la tribune à prendre un parti audacieux. Pour ne pas les réduire, il a avancé la tribune, au point qu’il a fallu pour y accéder, percer les deux piliers maîtres supportant la voûte.
En dehors de l’ajout de la stalle du prévôt, il semble qu’il n’y a eu aucune modification apportée lors du démontage et du remontage pour le transfert de la nef vers la tribune.
En examinant les bois constituant le dessus des accoudoirs ou de la structure, on ne constate aucune trace pouvant correspondre à une modification. Les stalles d’angle dont l’équerre des accoudoirs semble bien être d’origine se terminent par les deux jouées encadrant le siège du Prévôt, aménagé dans le passage d’accès à la nef.
1870 Restauration
Examinons les stalles du fond sous le vitrail. Les stalles basses posent question. En effet, pourquoi les deux stalles de droite ont-elles été profondément modifiées, et celle de gauche coupée dans le dossier ? Pour ces deux questions nous n’avons pas de réponse mais nous savons qu’en 1870 un sculpteur de Nice fit une restauration qui coûta fort cher (2 500 francs).
1897 Classées « Monument historique »
Miséricordes
Une miséricorde est un petit siège pouvant se relevant pour aider la position debout. Il pivote grâce à des charnières. Les miséricordes sont sculptées en bas-relief et souvent décoré de sujets. Elles sont un des éléments les plus intéressants des stalles. Malheureusement certaines ont disparu.
La position de toutes les miséricordes dans les stalles est présentée par le plan suivant
Les sujets qui décorent les miséricordes peuvent se classer en trois groupes :
- Les figures humaines au naturel, satyriques, anthropomorphes
- Les figures animalières
- Les végétaux, principalement feuilles de choux ou fleurs.
Voici quelques exemples de miséricordes aux figures humaines :
Voici quelques exemples de miséricordes aux figures animalières :
Voici quelques exemples de miséricordes sculptés de végétaux :
Appui-Mains
Les appui-mains sont des pièces de bois tourné, soutenant l’accoudoir, au pied duquel une sculpture en ronde-bosse aide comme appui pour se relever de la position assise sur la miséricorde.
La position de tous les appui-mains dans les stalles est présentée dans le plan suivant :
Voici quelques exemples d’appui-mains :
Jouées et Lutrin
Jouées
La jouée est une cloison latérale qui termine une rangée de stalles, haute ou basse.
Les jouées basses correspondent aux stalles basses. On distingue les jouées de passages qui bordent les marches vers les stalles hautes et les jouées d'extrémité. Les panneaux des jouées basses sont sculptés en bas-relief à l’extérieur et les panneaux sont surmontés d'un décor en ronde bosse avec le thème de la concordance de 2 testaments (Un apôtre avec un livre ouvert (Nouveau testament) face à un prophète avec un phylactère (Ancien testament).
Les jouées hautes ferment les rangées de stalles hautes et sont ornées de spirale. Elles sont surmontées d'un dais.
La position de toutes les jouées dans les stalles est présentée dans le plan suivant :
Voici quelques exemples de jouées :
Lutrin (deuxième moitié du XVe siècle)
Le lutrin est un pupitre élevé pour recevoir les livres de chant liturgique : antiphonaire. C’est un grand livre contenant, entre autres, les partitions des psaumes et des antiennes grégoriennes.
Nous avons eu la chance que le lutrin soit placé au centre des stalles, dans la tribune, à son emplacement actuel, ce qui l’a préservé dans son état d’origine.
Il est de la même époque et très certainement du même atelier que les stalles, bien que, dans le contrat avec Jacques Bellot, il n’en ait pas été fait mention.
Ce lutrin est classé Monument historique
La cathédrale a conservé aussi plusieurs antiphonaires avec un qui est présenté in situ sur le lutrin
































































