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Description des stalles
En général, les stalles forment un U, le côté médian étant face à l’autel, et comportent une ouverture. Celle-ci permet un passage et donne aux fidèles la possibilité de voir la célébration. Cette ouverture est libre d’accès ou fermée par un jubé ou une grille et peut comporter, à droite et à gauche, un certain nombre de stalles assurant un retour.
Il existe aussi des stalles qui se répartissent sur deux rangs en vis-à-vis (Plan)
Dans tous les cas, elles se développent le long du chœur ou de l’avant-chœur et peuvent empiéter sur des travées de la nef centrale.
L’ensemble des stalles de la cathédrale se compose de trente stalles hautes, couronnées d’un dais et de vingt-trois stalles basses, soit cinquante-trois sièges. On trouve un passage par côté qui permet d’accéder aux stalles hautes.
Elles se répartissent sur trois côtés : deux côtés en vis-à-vis comportant douze stalles hautes et dix stalles basses ; un côté transversal (sous le vitrail) comportant six stalles hautes, trois stalles basses et un passage..
Les stalles de la cathédrale Notre Dame de la Nativité de Vence constituent le véritable trésor qui est certainement la seule à les posséder, dans une tribune face au chœur, utilisées jusqu’en 1801 (dernier évêque).
La richesse de leurs décors, le symbolisme et l’ésotérisme des motifs des miséricordes, sont remarquables dans une des plus petites et des plus pauvres cathédrales de France.
Historique des stalles
1455 Commande des stalles
Le chapitre de Vence commande ces stalles à un Maître fustier (Menuisier) de Grasse, Jacotin BELLOT. Nous possédons l'acte de commande et le prix des 46 stalles pour un montant annuel de 50 florins, 120 kg de froment et 326 litres de bon vin. Le chapitre doit fournir le bois de noyer et de poirier.
1459 Première installation des stalles
Après 4 ans de travaux, les stalles sont placées dans la nef juste devant l'autel. Elles devaient avoir une disposition classique, dans l’avant-chœur et plus sûrement au milieu des premières travées de la nef, orientées vers le chœur, avec leur passage arrière entre les deux jouées (celles qui encadrent l’actuel faux siège épiscopal), l’accès pour le chapitre se faisant par l’hémicycle ou par un espace devant le premier rang de piliers (Voir le plan ci-dessous).
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Miséricordes
Une miséricorde est un petit siège pouvant se relevant pour aider la position debout. Il pivote grâce à des charnières. Les miséricordes sont sculptées en bas-relief et souvent décoré de sujets. Elles sont un des éléments les plus intéressants des stalles. Malheureusement certaines ont disparu.
La position de toutes les miséricordes dans les stalles est présentée par le plan suivant
Les sujets qui décorent les miséricordes peuvent se classer en trois groupes :
- Les figures humaines au naturel, satyriques, anthropomorphes
- Les figures animalières
- Les végétaux, principalement feuilles de choux ou fleurs.
Voici quelques exemples de miséricordes aux figures humaines :
Appui-Mains
Les appui-mains sont des pièces de bois tourné, soutenant l’accoudoir, au pied duquel une sculpture en ronde-bosse aide comme appui pour se relever de la position assise sur la miséricorde.
La position de tous les appui-mains dans les stalles est présentée dans le plan suivant :
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Jouées et Lutrin
Jouées
La jouée est une cloison latérale qui termine une rangée de stalles, haute ou basse.
Les jouées basses correspondent aux stalles basses. On distingue les jouées de passages qui bordent les marches vers les stalles hautes et les jouées d'extrémité. Les panneaux des jouées basses sont sculptés en bas-relief à l’extérieur et les panneaux sont surmontés d'un décor en ronde bosse.
Les jouées hautes ferment les rangées de stalles hautes et sont ornées de spirale. Elles sont surmontées d'un dais.
La position de toutes les jouées dans les stalles est présentée dans le plan suivant :
Lutrin (deuxième moitié du XVe siècle)
Le lutrin est un pupitre élevé pour recevoir les livres de chant liturgique : antiphonaire. C’est un grand livre contenant, entre autres, les partitions des psaumes et des antiennes grégoriennes.
Nous avons eu la chance que le lutrin soit placé au centre des stalles, dans la tribune, à son emplacement actuel, ce qui l’a préservé dans son état d’origine.
Il est de la même époque et très certainement du même atelier que les stalles, bien que, dans le contrat avec Jacques Bellot, il n’en ait pas été fait mention.
Ce lutrin est classé Monument historique
La cathédrale a conservé aussi plusieurs antiphonaires avec un qui est présenté in situ sur le lutrin













